CULTURE/Tchaoudjo:Adossa_Gadao 2024 Un Grand rendez-vous de la Culture Tem.

Sous le thème «Renforcer la cohésion sociale face aux enjeux sécuritaires du moment pour la paix au Togo», le peuple Tem de Tchaoudjo et ses environs a célébré la fête traditionnelle ADOSSA-GADAO 2024 à Sokodé ce Samedi 13 janvier. C’était en présence des ministres, Foli-Bazi Katari, Atcha Dédji Affoh représentant le chef de l’Etat, Mme Zouréatou Tchakondo-Kassa Traoré, Me Mouhamed Tchassona Traoré et plusieurs autres cadres de la préfecture.

Adossa-Gadao est toujours l’expression forte de l’union sacrée et sincère de toutes les filles et tous les fils de Tchaoudjo sans considération aucune. “Union qui répond à la politique du chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé qui lutte à asseoir la cohésion, la réconciliation entre tous les fils du Togo”.

Découvrons les origines des deux fêtes :

Origine de la fête ADOSSA.

Histoire de la fête Adossa

Adossa est la danse du couteau exécutée par les clans Traoré, Touré, Mendè, Cissé, Fofana qui peuplent Didaouré, cette pratique se faisait d’une autre manière avant l’islam par le clan TCHAKPIDE, les premiers à s’installer à Didaouré (Sokodé). Apres l’installation de l’islam, elle se déroule au cours du 3ème mois de l’année lunaire islamique “GAANI” qui signifie en tém fête traditionnelle identitaire annuelle de deux jours, célébrée chaque année a Sokode .

Cette fête correspond au 11ème jour de la lune au lendemain ou Cotocoli, mois de réjouissance de la fête Maouloud, anniversaire de la naissance du prophète Mahomet. (Paix et Bénédiction de Dieu soit sur lui).


L’histoire religieuse révèle que le dernier des prophètes Mahomet (PBSL) allait naître Israélien ou Juif. Mais au grand étonnement de ceux-ci il naquit Arabe. Une grande jalousie s’installa alors dans le rang des juifs vis-à-vis des Arabes Musulmans. Ces derniers pour protester, ont manifesté de diverses manières pour montrer leur colère et leur bravoure et prêts pour le combat, par la danse avec des sabres, le feu, la parade des chevaux etc…


C’est ainsi que les musulmans du monde entier ont choisi de manifester différemment la naissance du prophète Mahomet. A Sokodé ils ont choisi la danse du couteau appelé Adossa.
Il s’agit de montrer qu’on est invulnérable au couteau en se taillant toutes les parties du corps sans se couper. La danse s’exécute après avoir pris une potion magique bien entendu faite d’écritures des versets du coran ou des feuilles d’arbres spécifiques. Elle commence à 15 heures et finit au crépuscule. Elle est interdite au-delà de cette période de peur de se couper avec le couteau. La fête Adossa est liée à la danse “Kosso” qui est une danse des femmes qui se mettent dans leurs plus beaux pagnes traditionnels pour soutenir le courage et la bravoure des hommes.

Origine de la fête Gadaou:

La fête Gadaou tire son origine dans le terroir Tem. En effet GADAOU est le nom du premier ancêtre Mola qui a vécu à Tabalo situé aujourd’hui à l’ouest de la ville de Sokodé à environ 40 km. C’est de là que partirent ses fils pour fonder la confédération de sept chefferies qui ont formé le royaume de Tchaoudjo.L’ancêtre Gadao est resté vénéré par tous les Mola parce que sa disparition fut mystérieuse. On raconte qu’un jour, sentant venir sa mort, il réunit ses fils pour leur parler de l’après son règne. C’est alors que, pendant qu’il parlait, il disparu mystérieusement en s’enfonçant dans le sol devant ses fils impuissants qui ne purent sauvegarder que son chéchia rouge qu’ils ont appelé Modjolobo et conservé par son premier fils OURO Adam qui a créé la chefferie de Kpangalam. Gadaou a laissé un étang d’eau qui suinte jusqu’à ce jour à l’endroit où il s’est effondré. C’est cette eau appelée ” Kowouro-lim ” c’est-à-dire “l’eau royale ” qu’on asperge sur la tête des nouveaux chefs Mola pour qu’ils bénéficient de la protection de leurs ancêtres.C’est ainsi que le nom Gadaou est devenu un mythe qui est célébré comme une fête. Chaque année après les récoltes, on se donne rendez-vous pour remercier l’ancêtre Gadaou qui a permis de bien se porter et de bénéficier de bonnes récoltes l’année écoulée avec espoir d’en avoir mieux l’année suivante.

Le ministre des Transports routiers, aériens et ferroviaires a souligné que l’intitulé de ce thème plus que jamais d’actualité, «nous contraint d’être plus solidaire et unis, nous contraint à bouter hors de nos frontières cet ennemi commun que constitue l’extrémisme violent qui est un frein aux efforts de développement de nos Etats en faveur des communautés à la base ». Il a invité toute la population tem à demeurer vigilant et à maintenir vivaces les valeurs ancestrales qui fondent la grande fête Adossa Gadao. Le représentant du chef de l’Etat a également saisi l’opportunité pour lancer un appel à la communauté tem à travers le monde afin que dans l’union, la complémentarité et la compréhension mutuelle elle contribue davantage au développement de sa région et partant de la mère patrie le Togo.

Pour cette édition 2020 la fête Adossa-Gadao a été marquée par une prière musulmane à la grande mosquée de Sokodé, un gala de football, la parade des chevaux, la dégustation des mets traditionnels, la prestation des groupes folkloriques du terroir Tem et « Kosso » la danse des femmes pour exhiber les pagnes traditionnels de toutes les couleurs,et bien d’autres événements.

Satisfaction de la part des organisateurs et pense mieux faire l’année prochaine inchAllah.

Yassir TCHAKPIDE.

Yassir T.

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