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MEDIA/Semaine de la presse : la presse béninoise partage son expérience avec la presse togolaise.

La célébration de la semaine de la presse au Togo a continué ce 30 avril 2021, sur le Thème  « Les médias togolais face à l’indispensable mutation ».

Avec la participation de la délégation de la presse béninoise invitée pour l’occasion, cette journée a été pour le CONAPP l’occasion de partager avec la presse béninoise, l’expérience de cette dernière sur la mutation de l’entreprise de presse en société de presse, étant donné que la presse béninoise est déjà en avance sur son homologue du Togo en la matière.

Selon la délégation béninoise, la mutation n’a pas été facile, mais avec l’effort et la détermination des uns et des autres, ils y sont arrivés. Cette détermination qui a abouti au regroupement de l’ensemble de la presse béninoise en un seul patronat et un seul syndicat, a été le moteur de la réussite de cette presse béninoise… Certes, il y a encore des difficultés, mais l’essentiel a été fait.

« La mutation semble être compliquée, mais elle est faisable, et ça sera plus facile à la presse togolaise si elle parle d’une seule voix ». À déclaré Mr Georges Anago Pezo, membre de la délégation béninoise, 

 « Si dans les six mois à venir, vous arrivez à vous entendre pour former une seule entité (patronat de la presse) je vous assure que vous entamerez avec sérénité la mutation »  a t-il déclaré à l’endroit des patrons de presse du Togo.

Rappelons que le Bénin compte 130 quotidiens et antennes de radios, et 4 télévisions, mais n’a qu’un seul patronat et un seul syndicat de journalistes (selon la délégation béninoise). Alors si le Togo s’inspire du cas béninois, il y a de fortes chances que la mutation se passe dans de bonnes conditions et sans trop de difficultés.

Aussi, à en croire la délégation béninoise, la moratoire pour la mutation au Benin était de 6 mois. 

Alors, vu qu’au Togo, le moratoire est de 3 ans, et même si 15 mois se sont déjà épuisés, il ne devrait donc pas être impossible aux journalistes togolais de s’y conformer dans le délai…

L’avantage, selon le Directeur de Cabinet du ministère de la communication, Mr Franck MISSITE, représentant le Ministre, c’est que cela permettra à la presse de bénéficier des avantages et sera plus forte vis-à-vis de l’Etat.

Quant à Arimiyao TCHAGNAO, Président du CONAPP, il urge que les journalistes togolais prennent l’exemple des béninois en fusionnant toutes les organisations de presse existantes au Togo en un seul patronat s’ils veulent faire entendre leur voix et être crédibles vis-à-vis de l’autorité. Il faudra aussi que les professionnels des médias se retrouvent pour diagnostiquer les maux qui gangrènent la profession et y apporter les remèdes avant de rentrer dans la mutation, s’ils ne veulent pas traîner les mêmes maux dans la nouvelle donne qui s’annonce et éprouver les mêmes difficultés voire pires.

Il a ensuite déploré la bipolarisation dont fait l’objet la presse togolaise ; ce qui a engendré « les dérives » observées chez certains journalistes et ayant entraîné des sanctions allant jusqu’au retrait de récépissé pour quelques-uns, qu’il a qualifié de sévères ; il a une fois encore appelé ses confrères à plus de professionnalisme.

Mr Arimiyao TCHAGNAO n’a pas manqué l’occasion de remercier le Chef de L’État Son Excellence Faure E. Gnassimgbé, pour l’attention particulière qu’il accorde à la presse Togolaise.

Une remise de document contenant les résolutions issues de la dernière convention de la presse béninoise au patronat de la presse togolaise a mis fin aux travaux.

KR

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