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CULTURE/Tchaoudjo:Adossa_Gadao 2020 Un Grand rendez-vous de la Culture Tem.

Sous le thème « Culture et tradition Tem au service du développement de Tchaoudjo », le peuple Tem de Tchaoudjo et de ses environs a célébré la fête traditionnelle ADOSSA_GADAO 2020 à Sokodé ce Samedi 11 janvier. C’était en présence des ministres, Foli-Bazi Katari, Atcha Dédji Affoh, Ayéva Koko, Mme Zouréatou Tchakondo-Kassa Traoré, Egbetognon Kossivi, et plusieurs d’autres cadres de la préfecture.

Adossa-Gadao est toujours l’expression forte de l’union sacrée et sincère de toutes les filles et fils de Tchaoudjo sans considération aucune. « Union qui répond à la politique du chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé qui lutte à asseoir la cohésion, la réconciliation entre tous les fils de ce pays »

Découvrons les origines des deux fêtes :

Origine de la fête Gadao.

Gadao tire son origine dans le terroir Tem. En effet GADAO est le nom du premier ancêtre Mola qui a vécu à Tabalo situé aujourd’hui à l’ouest de la ville de Sokodé à environ 40 km. C’est de là que partirent ses fils pour fonder la confédération de sept chefferies qui ont formé le royaume de Tchaoudjo.
L’ancêtre Gadao est resté vénéré par tous les Mola parce que sa disparition fut mystérieuse. On raconte qu’un jour sentant venir sa mort, il réunit ses fils pour leur parler de l’après son règne. C’est alors qu’au fur et à mesure qu’il parlait, il disparaissait mystérieusement en s’enfonçant dans le sol devant ses fils impuissants qui ne purent sauvegarder que son chéchia rouge qu’ils ont appelé Modjolobo et conservé par son premier fils OURO Adam qui a créé la chefferie de Kpangalam. Gadao a laissé un étang d’eau qui suinte jusqu’à ce jour à l’endroit où il s’est effondré. C’est cette eau appelée  » Kowouro – lim  » c’est-à-dire « l’eau royale  » qu’on asperge sur la tête des nouveaux chefs Mola pour qu’ils bénéficient de la protection de leurs ancêtres. C’est ainsi que le nom Gadao est devenu un mythe qui est célébré comme une fête. Chaque année après les récoltes, on se donne rendez-vous pour remercier l’ancêtre Gadao qui a permis de bien se porter et de bénéficier de bonnes récoltes l’année écoulée avec espoir d’en avoir mieux l’année prochaine.

Origine de la fête Adossa:


Adossa est la danse du couteau exécutée par les clans Traoré, Touré, Mendè, Cissé, Fofana qui peuplent Didaouré. Elle se déroule au cours du 3ème mois de l’année lunaire islamique »GAANI »qui signifie en tem , Cette fête correspond au 11ème jour de la lune au lendemain ou cotocoli ,mois de réjouissance de la fête Maouloud, anniversaire de la naissance du prophète Mahomet. (Paix et Bénédiction de Dieu soit sur lui)
L’histoire religieuse révèle que le dernier des prophètes Mahomet (Paix et Bénédiction de Dieu soit sur lui) allait naître Israélien ou Juif. Mais au grand étonnement de ceux-ci il naquit Arabe. Une grande jalousie s’installa alors dans leur rang vis-à-vis des Arabes Musulmans. Ces derniers pour protester, ont manifesté de diverses manières pour montrer leur colère et leur bravoure et prêts pour le combat, par la danse avec des sabres, le feu, la parade des chevaux etc. C’est ainsi que les musulmans du monde entier ont choisi de manifester différemment la naissance du prophète Mahomet. A Sokodé ils ont choisi la danse du couteau appelé Adossa. Il s’agit de montrer qu’on est invulnérable au couteau en se taillant toutes les parties du corps. La danse s’exécute après avoir pris une potion magique bien entendu faite d’écriture des versets du coran ou des feuilles d’arbre spécifique. Elle commence à 15 heures et finit au crépuscule. Elle est interdite au-delà de cette période de peur de se couper avec le couteau. La fête Adossa est liée à la danse Kosso. C’est une danse des femmes qui se mettent dans leurs plus beaux pagnes pour soutenir le courage et la bravoure des hommes.

Le chef canton de Sokodé,  Ouro Akoriko Ali, porte-parole du collège des chefs traditionnels,et le président du comité d’organisation de la fête Adossa-Gadao, M. Yérima Agrigna ont remercié le chef de l’Etat pour la paix instaurée dans le pays  qui permet à chaque peuple de s’épanouir dans sa culture. Ils ont indiqué que le peuple Tem reste fidèle au respect de la hiérarchie, l’ordre et la discipline qui sont gage du développement.

M. Ali Ouro-Akoriko a imploré Allah le Tout-Puissant d’accorder sa grâce pour le bon déroulement de l’élection présidentielle du 22 février 2020 dans notre pays.

Le représentant personnel du chef de l’Etat, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Loisirs, M. Innocent Kossivi Egbetonyo, a transmis les chaleureuses félicitations du président de la République et du gouvernement aux vaillantes et laborieuses populations de Tchaoudjo pour la très belle initiative de l’institution d’Adossa-Gadao.Il a remercié le peuple Tem pour  cette fête de retrouvaille qui est une occasion pour réfléchir sur les problèmes de développement  de la préfecture et pour le raffermissement de l’esprit de cohésion qui doit guider les actions pour  la consolidation de l’unité nationale.

Pour cette édition 2020 la fête Adossa-Gadao a été marquée par une prière musulmane à la grande mosquée de Sokodé, un gala de football, la parade des chevaux, la dégustation des mets traditionnels, la prestation des groupes folkloriques du terroir Tem et « Kosso » la danse des femmes pour exhiber les pagnes traditionnels de toutes les couleurs.

Pour les organisateurs c’était une grande réussite et le rendez-vous est pris pour l’édition prochaine.

Yassir T.

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